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L'apprentissage de la vie...4 MA

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Message  microbius2 le Mer 6 Oct - 23:17

Halloween à la crème

                               Déjà 15 ans ! Je suis devenu l’esclave de mon zizi.  Cet organe qui fut jadis un appendice dérisoire impose désormais sa volonté. Sous la douche, sous les draps, aux toilettes, la chose se dresse et me défie effrontément du haut de ses 15 centimètres. Commence alors une lutte féroce pour soumettre l’organe, un combat à finir dont l’issue repose sur la maîtrise de ma technique manuelle. L’organe se défend bien, se gonfle et s’agite, mais sous l’assaut répété de mes attaques il capitule enfin, se dégonfle en vomissant tout le fiel visqueux de son arrogance. Je célèbre ma victoire : frissons de volupté et râles sauvages. Cependant la guerre n’est pas finie, demain la bête va se relever et me défier encore… Du moins, je l’espère!!!
                             
Mais depuis l’an passé, j’ai de l’aide pour assouvir les exigences de ce chaud tyran. J’ai rencontré Olivier. Avec sa tignasse en désordre, ses yeux noirs ornés de sourcils épais et sa façon singulière de scruter les alentours, Olivier a l’air d’un écureuil prêt à déguerpir au moindre signal d’alarme. Il est drôle. Lorsqu’il sourit, tout son visage s’illumine. Il ne pense qu’à s’amuser, ce gamin un peu naïf à qui on peut faire accroire n’importe quoi. Mais il ne peut pas mentir. On voit tout dans sa face. Et je vois qu’il m’aime. Il aime le sexe aussi et il s’occupe bien de mon zizi.  On s’est rencontré le soir de l’Halloween, l’an passé.
                             
Chez nous dans notre village reculé, on ne connaissait la tradition que de nom. Et puis quand je suis arrivé en ville, au Collège, bien des jeunes de mon âge passaient l’Halloween. Alors même si j’avais 14 ans , je me suis dit que je le ferais au moins une fois dans ma vie.  J’ai acheté un costume de Dracula avec le masque et la cape et j’ai fait le porte à porte dans le quartier à proximité du Collège. ‘’Trick or treat.’’  
Après la cueillette de friandises, je m’en retournais au Collège quand je l’ai entendu crier. Un garçon courait vers moi et il m’appelait Patrick ! J’ai bien vu qu’il me prenait pour un autre puisque je ne m’appelle pas Patrick. Intrigué, je l’ai laissé approcher sans le contrarier. Après tout, avec le masque je pouvais jouer à l’imposteur. Sans intention malicieuse. Juste sous l’impulsion du moment. Le garçon m’avait rejoint en courant. Il sautillait autour de moi, tout excité de me montrer son sac plein de friandises.
--- Regarde, j’ai ramassé une tonne de bonbons.  Toi, comment ça été?
                      Ma voix aurait pu me trahir,  j’ai donc toussoté un --- Hum, hum…--- en ouvrant mon sac. L’autre a jeté un coup d’œil rapide puis il s’est collé tout près.
--- Tu viens chez moi ? Ma mère est partie pour la soirée. Pourquoi tu  n’enlèves pas ton masque?

                          Il s’appelait Olivier. Depuis ce temps-là, nous nous rencontrons les fins de semaine chez lui. Sa mère travaille au dépanneur du coin et elle se pointe vers les onze heures. Elle ne se doute de rien. Aussitôt la maman partie, les culottes tombent par terre, tripotage, baisers mouillés, on en profitent pour assouvir nos basses passions en rejouant la plupart des péchés de Sodome. Rassasié, je me suis allongé sur le lit avec Olivier accroché à mon côté. Ensuite, il a voulu que je lui raconte ma première expérience.

--- Tu y tiens vraiment ? Ça s’est passé dans une tente, dans un camp de vacances. Il s’appelait Ricky.
--- Vous avez fait quoi?
--- Ben, on n’a pas fait grand chose. Tu sais, à treize ans on est pas des experts à la bagatelle. On explore, on hésite.  Je venais de passer une semaine à le bombarder de sourires mielleux, de regards suintant de concupiscence. À tous les soirs je me branlais comme un possédé en imaginant le cul de Ricky couché dans la tente voisine. Enfin, le dernier soir de notre séjour au camp, Ricky s’était faufilé dans ma tente. Il s’était engouffré à côté de moi comme s’il cherchait à se cacher. Mon cœur battait fort, je te dis. Je lui ai dit : ‘’Tu es nerveux. J’ai un truc pour te détendre.’’. Et je me suis mis à faire des ronds autour de son nombril avec mes doigts. Si près du but, je ne voulais pas qu’il se défile par peur de se faire surprendre. Je cherchais à le faire rire pour lui changer les idées.  
--- Tu lui a dit quoi pour le faire rire?
--- Bof. Un incident durant la journée.
--- Raconte.
--- Non, c’est trop long. Ça ne me tente pas.
--- Ok, d’abord !  Qu’est-ce que tu as fait après? Il riait ?
--- Oui, il riait. C’était merveilleux de l’entendre rire, si près de moi. Sentir sa chaleur, la texture de sa peau.  Mais le plus excitant se passait en dedans. Une sorte de frénésie. De la nervosité aussi. Jamais je ne m’étais rendu aussi loin dans l’intimité avec un garçon. Il me venait des envies comme des crises. Je  me suis tourné vers lui et j’ai placé mon bras sous sa tête.  Puis je l’ai fixé un long moment avec des yeux pleins d’amour et je l’ai embrassé. Incroyable comme un baiser peut te chavirer. Mon premier baiser ! Imagine ! Quand j’ai posé mes lèvres sur les siennes, un feu d’artifice s’est déclenché dans ma tête.
--- Wow! J’aurais aimé être à sa place.
--- Mais tu es à sa place, nigaud! Cependant, il ne peut y avoir qu’un premier amour. Tu le sais bien.
--- Et tu as fait quoi après l’avoir embrassé. Lui, ce Ricky?
--- J’ai glissé ma main entre ses jambes. J’avais tellement hâte de faire ça. J’en bavais. Tout ce temps passé à examiner son cul, à lire les plis et les bosses sur le devant de son pantalon, à fantasmer sur la rondeur de ses fesses. Et là, je tenais sa chose dans ma main. C’est pas rien !  C’est pas comme toucher un genou. C’est sa queue qui gonflait dans ma main. Son organe intime. Je pouvais jouer avec, le tâter, le cajoler.
--- Il en avait une belle ?
--- Oui. Enfin, moyenne. Toucher la queue d’un autre, c’est pas pareil. La première fois surtout, tout est nouveau. Les émotions montent à fleur de peau, il y a de l’électricité qui circule. Chaque geste devient une découverte qui concrétise un rêve qu’on a fait.  Déjà Ricky respirait fort et se tordait en gémissant. Je me suis vite faufilé entre ses jambes. L’occasion se présentait de sucer, je n’allais pas m’en priver. Au risque d’écourter le plaisir, je l’ai pompé sans merci. Ricky n’en pouvait plus. Il m’a tout vidé sa crème en grognant et en se tordant. J’ai adoré. J’ai continué à le lécher comme un chien qui lave son assiette.     
---Tu l’as pas revu ? L’aimais-tu plus que moi?
---Évidemment. Il était beau lui, --- dis-je pour taquiner Oliver.  Puis aussitôt je pris son visage entre mes mains et l’embrassai pour éviter qu’il ne se mette à bouder.
--- Tu es beau toi aussi, mon écureuil. De plus, dans ton cas, un souvenir a marqué ma mémoire au fer rouge. Je n’oublierai jamais ta face quand j’ai enlevé mon masque à l’Halloween. T’es devenu pâle comme un drap.
--- Je comprends. J’ai quasiment chié dans mon froc. Tu avais le même costume que Patrick. Tu marches un peu comme lui. J’ai vraiment pensé que c’était lui. En plus, il faisait sombre. À part les lampadaires on ne pouvait pas distinguer très bien.
---Si tu n’avais pas pogné mes fesses en me demandant d’aller chez toi, petit vicieux…rien ne serait arrivé. Tu sais, tu aurais pu tomber sur un maniaque étrangleur de pédés.  
--- J’y ai pensé, t’inquiète pas.
--- En fin de compte, tu as bien fait.
--- Oui, je ne le regrette pas.
--- Tu sais mon p’tit Olivier d’amour, on peut dire que tu as été ma deuxième première fois. Avec toi aussi, j’ai vécu des choses magnifiques.
             
Ému, Olivier composa un sourire timide cependant que des éclairs de triomphe éclataient dans ses yeux.  Il me vint un sursaut de tendresse. J’entourai Olivier de mes bras et lui donnai un long baiser. Sa peau soyeuse frissonnait sous mes doigts. Le désir recommençait à tordre son corps, attisant le feu dans ses veines. Je glissai ma bouche dans le creux de son cou. J'entendis un soupir d’abandon. Langage feutré des caresses. Olivier frémit.  Il anticipait déjà le trajet de mes lèvres.
             
Alors même qu’Olivier gémissait de plaisir, je repensai au  soir de l’Halloween qui nous avait réuni.  Il était si confus, mon Olivier. Pauvre petit agneau coincé par un gros méchant loup. Sa vulnérabilité ajoutait une touche émouvante à son charme. J’admets que j’ai aimé le pouvoir que j’exerçais sur lui à ce moment-là. Mais je ne voulais rien prendre sans son accord. Nous avons marché jusqu’à chez lui. Une fois dans sa chambre, il me montra fièrement ses posters des Beatles. Il avait tous leurs disques. Il voulut me faire écouter leurs chansons. Olivier m’examinait, il souriait des fois. Je le sentais se détendre. À un moment donné,  je me suis approché derrière lui, je l’ai serré un peu dans mes bras et lui ai donné un baiser sur l’ oreille. Puis je me suis écarté en prétendant devoir partir. Je bluffais bien sûr mais Olivier ne le savait pas, je n’avais aucune envie de m’en aller.  Il avait dit --- Tu t’en vas ?
Son air désappointé confirmait qu’une étincelle avait allumé son cœur. Je m’approchai à nouveau et l’ embrassai sur la bouche.  
    --- Tu veux que je reste ?
--- Oui, avait-il répondu, ses lèvres tendues pour un autre baiser.
Sa bouche goûtait sa récolte de friandises, le caramel, le chocolat et la vanille. Il ne manquait plus qu’un ingrédient pour rendre mémorable la saveur de ce jour d’ Halloween : un soupçon de crème. Je défis alors la boucle de son pantalon et je saisis la branche d’Olivier que le destin avait dressé sur ma route, une branche tendre dont j’aspirai goulûment la sève onctueuse.
Crème d’Halloween ! Impérissable souvenir !

OOOOOOOOOOOOOOOO
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